Expédition

L'Alaska

L’Alaska est un immense territoire sauvage, grand comme trois fois la France, appartenant aux Etats-Unis. Il est délimité par l’océan Arctique au Nord, le Pacifique au Sud, le détroit de Béring et la Russie à l’Ouest et la Canada à l’Est.
Du Sud au Nord, on recense plusieurs chaînes montagneuses :
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Proche du Pacifique, la chaîne du Saint Elias (Mont Saint Elias),
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Un peu plus au Nord, les Chaînes des montagnes Wrangell (Mont Blackburn) et Chugach (Mont Saint Agnès),
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Encore plus au Nord, la chaîne Alaska, la plus courue (Denali, Foraker, Hunter…),
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Très au Nord, la chaîne Brooks (Mont Doonerack).  

Dans cette première rubrique concernant l’Alaska, nous allons citer uniquement les principaux sommets de la chaîne Alaska.

 


 

  
  

   Expédition Alaska

Un bref historique

Situé à proximité du Pacifique et donc facilement visible, le Mont Saint Elias fut longtemps considéré comme le sommet le plus élevé d’Amérique du Nord. D’abord noté par Béring en 1741, il faut attendre les années 1890 pour qu’une première expédition menée par Russel s’approche du sommet. C’est finalement le Duc des Abruzzes qui atteint le premier le sommet en 1897. 
C’est seulement au début des années 1900, après l’ascension du Saint Elias, que l’on identifie le Denali (nom original du McKinley), comme le plus élevé. Les Européens se tournent alors vers la chaîne Alaska, beaucoup plus reculée et difficile d’accès.
Après la conquête du Denali en 1913, les principales ascensions se font à nouveau dans les chaînes plus proches du Pacifique, l’accès à la chaîne Alaska étant trop complexe.
Le grand changement a lieu en 1951, lorsque le pilote et alpiniste Terris Moore, dépose un groupe d’alpinistes sur le glacier jusqu’à là inexploré au Sud du Denali. La dépose en avion n’a rien d’exceptionnelle car déjà utilisée à de nombreuses reprises mais cette expédition ouvre la future voie normale (glacier Kahiltna et West Buttress) qui deviendra très fréquentée…

Les expéditions se développent alors dans ce massif qui regroupe parmi les plus belles montagnes d’Amérique du Nord et doté d’un climat plus favorable que les massifs côtiers. Le Saint Elias est, de nos jours, complètement délaissé du fait de son climat (une des montagnes les plus orageuses du monde), de forts risques d’avalanches, et d’une approche complexe même avec l’utilisation de l’avion. On ne compte aucune expédition certaines années sur le Saint Elias alors que plus de 1000 personnes tentent le Denali…

Une expé en Alaska

Accès :
L’aéroport international d’Anchorage est généralement le point d’entrée en Alaska. Cette ville de 250000 habitants, située à 220 km au Sud de la chaîne Alaska permet de faire toutes sortes d’achats si nécessaires.
Pour rejoindre Talkeetna, petite ville de quelques centaines d’habitants et départ pour les montagnes, plusieurs moyens de transports sont disponibles : taxi, bus, avion, train (pas tous les jours).
L’entrée dans le massif par le Sud se fait en avion (atterrissage sur glaciers) et dépend donc de la météo. Il est courant de voir les vols annulés pour un à plusieurs jours.
Pour un accès par le Nord, des chiens de traîneaux sont disponibles.

Période :
Pour le Denali et le Foraker, la meilleure période s’étend de fin avril à début juillet. Pour le Mont Hunter, prévoir de partir quelques semaines plus tôt.

Organisation sur place :
A Talkeetna, il est nécessaire de s’enregistrer auprès des rangers du parc national du Denali. Une liste d’équipement minimum sera demandée.
Les déchets doivent être ramenés, les excréments placés dans des sacs plastiques et jetés dans des crevasses pour éviter de contaminer l’eau des futures expéditions.
Des radios pour communiquer sont quasiment indispensables (possibilité d’en louer ou d’en acheter sur place).
Plusieurs entreprises de guides sont habilitées par le parc à emmener des clients sur les différentes montagnes.

Il y a plusieurs manières d’organiser son expé :
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Partir avec seulement un billet d’avion et voir sur place. Il est possible de louer l’essentiel de l’équipement nécessaire sur place et de trouver des guides compétents.
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Contacter une agence directement sur place et organiser son expé en collaboration avec elle.
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Contacter une agence française pour qu’elle organise l’ensemble de l’expé.
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Contacter un Guide de Haute Montagne et bâtir le projet ensemble en se répartissant les taches en fonction des connaissances de chacun.

En plus des difficultés techniques que l’on rencontre suivant l’objectif envisagé, l’Alaska est connu pour ses immenses glaciers longs et crevassés, de fréquents orages qui peuvent durer longtemps, des vents parfois très violents et des températures quelquefois extrêmes !

Plusieurs ouvrages de référence :

-         Jonathan Waterman – Bradford Washburn, « High Alaska », aux éditions “The American Alpine Club”. Très bel ouvrage en anglais dressant une liste des différents itinéraires (historique et photos) sur le Denali, Foraker et Hunter,
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Bill Sherwonit, « Alaska Ascents ». Description  des différents massifs de l’Alaska et historique des ascensions.

La chaîne Alaska

Elle regroupe les principaux sommets de l’Alaska ; du fait d’un accès relativement facile, c’est la chaîne la plus fréquentée.  

Le Denali (McKinley), 6194 mètres

La première exploration du Denali date de 1794 par G. Vancouver puis de 1834 par une expédition Russe.
Cette montagne dont le nom local Denali signifie « The High one » sera baptisée McKinley en 1897 en honneur à un homme politique n’ayant aucune relation avec le sommet…
C’est la plus haute montagne de la terre de cette altitude à cette latitude (63° de latitude Nord).
Son ascension est difficile, le taux de succès ne dépasse pas 50 %. Les gelures sont fréquentes en raison de conditions météo rudes, mieux vaut être préparé à des grands froids avant le départ…
L’ascension de la voie normale est très fréquentée et localement bien organisée (accès en avion, camps, gestion des déchets).
On compte des dizaines d’itinéraires plus ou moins techniques ; pour une description exhaustive, se reporter à l’ouvrage « High Alaska » (cf ouvrages de référence).

Seuls quelques itinéraires sont fréquentés régulièrement en dehors de la voie normale : 
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Le glacier Muldrow, itinéraire de la première ascension.
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L’arête Ouest (West Rib), un itinéraire non exposé relativement direct jusqu’au sommet. Une ascension techniquement abordable en neige et glace avec de bons emplacements de camps. Seul inconvénient : une approche plus complexe que la voie normale.
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La Voie Cassin, superbe itinéraire technique sur le versant Sud qui mène directement au sommet.
On ne trouve que très peu de cordée sur les autres itinéraires.

L’expédition de 1910 et la première du sommet Nord

En décembre 1909, quatre chercheurs d’or menés par Tom Lloyd, quittent Fairbanks pour tenter l’ascension du Denali. Leur matériel est très rudimentaire et leur technique de l’alpinisme quasiment inexistante. Leur but : montrer que l’explorateur Cook n’a pas atteint le sommet en 1906 (c’est ce qu’il clame) et prouver que les natifs de l’Alaska sont capables de faire aussi bien que les gens venant de « l’Est » et de gravir leurs sommets.
L’expédition part donc avec quatre chevaux et une mule pour une longue approche. A la fin du mois de février, ils installent un « camp de base » aux alentours de 900 mètres d’altitude, à proximité du glacier.
L’exploration du glacier Muldrow (versant Nord du Denali) commence le 1er mars. Du bois est acheminé de la forêt sur le glacier pour cuisiner et pour franchir les crevasses, l’expédition n’utilise pas de corde pour cheminer sur le glacier, pourtant très crevassé.
Le 17 mars, un camp 3 est installé aux alentours de 3500 mètres. C’est de là que part l’équipe au tout début du mois d’avril pour atteindre le sommet Nord du Denali. Plus de 2000 mètres d’ascension et 18 heures d’effort pour faire l’aller et le retour !

L’expédition de 1913 et la première du sommet Sud, point culminant du Denali

L’expédition de 1913, menée par Hudson Stuck, est plus organisée que celle de 1910. Ses membres ne possèdent pas d’expérience de la haute altitude mais maîtrise les techniques de l’alpinisme.
Une tonne et demi de matériel sont acheminés par bateau l’été précédent l’expédition. Le groupe part d’un petit village 150 kilomètres au Nord du Denali au milieu du mois de mars avec des chiens de traîneaux pour établir un camp de base vers 1300 mètres d’altitude le 10 avril.
L’ascension commence le 18 avril par le glacier Muldrow (versant Nord) et le sommet sud est atteint le 7 juin.

L’éperon Cassin, 1961

En 1956-57, la revue « The Mountain World » fait paraître un article sur la face Sud du Denali : « Probablement la plus difficile de toutes les voies à ouvrir sur le Denali, l’éperon central sur la fameuse face Sud haute de plus de 2500 mètres… Cette voie est indiscutablement d’un très haut niveau technique de la base au sommet ».
Quelques années plus tard, en 1961, le légendaire Ricardo Cassin, alors âgé de plus de 50 ans, mène cette expédition.
L’approche en avion se fait le 24 juin. Une période de mauvais temps force l’équipe à attendre le 6 juillet pour attaquer les premières longueurs. Trois camps sont nécessaires (neige, glace, passage rocheux de 5) avant de partir pour la tentative sommitale. Le 19 juillet à 23 heures, le sommet est atteint après 17 heures d’ascension par des température de -30/ -35°c, retour au camp 3 le lendemain à 6 heures de matin.
La descente est épique, Canali souffrant de l’altitude et de gelures. Cassin, malgré son age, reste exceptionnel et retient à plusieurs reprises les chutes de ces camarades.

La première hivernale, février 1967

Au milieu des années 1960, la quasi-totalité des mystères du Denali sont tombés. Reste l’ascension en hiver ! En décembre 1966, une expédition internationale (Américains, Japonais, Suisse et Français) de huit alpinistes part pour relever ce défi.
Le Français Jacques Batkin meurt en tombant dans une crevasse mais l’expédition continue.
Trois de ses membres atteignent le sommet le 28 février 1967. Pris par la nuit, ils bivouaquent non loin du sommet au col du Denali. Pendant la nuit, le mauvais temps arrive, un orage très violent éclate, des vents de plus de 160 km/h balayent les pentes sommitales. Les trois hommes creusent une grotte dans la neige et doivent attendre le 7 mars, fin de la tempête, pour reprendre leur descente.
Ils sont récupérés vers 4000 mètres par une équipe de secours, souffrant de gelures.
Les scientifiques du pays établissent plus tard des conditions extrêmes sur les pentes sommitales : des vents de 230 km/h et des températures de -45°c.

Le Mont Hunter

Composé de trois sommets - nord, central, et sud - le massif du Hunter est peut-être le plus spectaculaire de l’Alaska Range. Situé au sud du Denali, on peut l’apercevoir depuis Talkeetna. Un immense plateau sépare le sommet sud du sommet central.
Il existe plus d’une vingtaine de voies, la plupart empruntant la face ouest, les autres se faisant par la face nord, avec une approche par la « Southeast Fork » du glacier « Kahiltna ».

Les voies des sommets nord et central

- L’arête ouest et ses variantes constituent un véritable voyage sur des corniches impressionnantes. La première de l’arête ouest date de juin 1954. En1963, quatre grimpeurs emprunteront un couloir pour rejoindre directement l’arête à 9200 pieds (2763 m).
Approche :
8 km depuis le glacier « Kahiltna » (dépose en avion).
Difficultés :
longueur de l’itinéraire, corniches, grade 3 à 3+ en glace, engagement.
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L’arête est, gravie en juin 1966 puis en 1975 par des japonais en partant de beaucoup plus bas, pourrait être considérée comme la première intégrale. Arête neigeuse très fine puis pentes de neiges au sommet.
Approche :
1 km depuis le glacier « Tokositna » (dépose en avion).
Difficultés :
longueur de l’itinéraire, passages à 60° en glace, risques d’avalanches.
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L’arête nord-est emprunte la face est pour rejoindre les pentes supérieures.
Approche :
1.8 km depuis la « Southeast Fork » du glacier « Kahiltna » (dépose en avion).
Difficultés :
risques d’avalanches dans la partie supérieure, passages à 50/60° en glace.
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La voie « Kennedy-Lowe » en face nord constitue un superbe itinéraire direct débouchant au sommet nord par un enchaînement de pentes et de goulottes de neige.
Approche :
 0.9 km depuis la « Southeast Fork » du glacier « Kahiltna » (dépose en avion).
Difficultés :
exposition aux séracs, passages à 80°, plusieurs longueurs délicates en glace, risques d’avalanches dans les pentes terminales.
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Le North Buttress, ouvert en juin 1986, une des voies les plus dures sur le Mont Hunter.
Approche :
 1.25 km depuis la « Southeast Fork » du glacier « Kahiltna » (dépose en avion).
Difficultés :
plusieurs longueurs d’artif en A3. Des passages d’escalade libre ainsi que des murs de glace très raides. La sortie est propice aux avalanches.
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Le North Buttress Couloir, ouvert en juin 1984 par Benoît Grison et Tedeschi, situé à gauche du pilier nord : un enchaînement de rampes et de ressauts de glace et de rocher.
Approche :
 identique au North Buttress.
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La Diamond Arête, est située en face est. La première section est constituée d’un mur compact de rocher avant de rejoindre une arête de neige plus facile.
Approche :
 0.3 km depuis la branche est du glacier « Tokositna » (dépose en avion).
Difficultés :
des passages en glace grade 6, ainsi que des passages difficiles en mixte. En tout 17 longueurs dans le premier mur.  

Les voies du sommet sud

L’arête sud (première en 1973) : l’itinéraire débute depuis le col sud où l’on accède par un glacier facile. Une belle section de rocher permet de rejoindre une arête de neige.
Approche :
 0.3 km depuis la zone d’atterrissage du glacier « Tokositna » (dépose en avion).
Difficultés :
crevasses pour monter au col. Escalade en libre et artif sur la première partie de l’arête et quelques ressauts presque verticaux en glace. Corniche sur l’arête.
-  L’arête sud-est : une belle arête de neige qui s’attaque généralement seulement à la moitié. Première en juin 1973.
Approche :
 1.8 km depuis la zone d’atterrissage du glacier « Tokositna » (dépose en avion).
Difficultés :
une zone de glacier très tourmentée permet d’accéder au pied de l’arête. Il est possible d’attaquer plus bas, mais rend la course beaucoup plus longue. Corniches.
L’éperon sud-est : un très bel éperon qui rejoint l’arête sud. Première en juillet 1978.
Approche :
 0,3 km depuis la zone d’atterrissage du glacier « Tokositna » (dépose en avion).
Difficultés :
la première partie est en rocher. La seconde sur une arête très cornichée. Des passages verticaux en neige et glace.
-  L’arête sud-ouest : cette arête ne s’attaque pas à la base, mais par une goulotte située sur la face droite de l’arête, qui permet de rejoindre l’arête neigeuse. Première le 20 avril 1978.
Approche :
 3.1 km depuis la « Southeast Fork » du glacier « Kahiltna » (dépose en avion).
Difficultés :
avalanches dans le couloir menant à l’arête. Corniches.

Le Mont Foraker, 5105 mètres

Sixième sommet le plus haut du continent nord américain, comme le mont Hunter et le Denali, il possède un sommet nord et sud séparés par un immense plateau suspendu. Le Mont Foraker est situé à 6,5 km à l’ouest du mont Hunter et 9,5 km au sud ouest du Denali. De nombreuses voies restent à gravir en technique alpine. Leur approche est longue et représente un engagement certain.

Les voies de la face nord

Grimper en face nord du mont Foraker demande une grande détermination car l’engagement est total. En revanche la plupart des itinéraires suivant les arêtes sont faciles !!!

- l’arête nord ouest : l’itinéraire de la première ascension du mont Foraker par Houston, Brown lui-même et Waterson en 1934.
Approche :
 15,5 km depuis une dépose en avion sur un lac (à l’ouest de la frontière du parc). Rejoindre le glacier Herron par Somber Creek afin d’attaquer le bas de l’éperon.
Difficultés :
pas de difficulté particulière si ce n’est la distance (4 km).
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l’arête Archangel : très belle arête de neige et glace ouverte en 1975.
Approche :
 identique à l’arête ouest 
Difficultés :
quelques passages verticaux en glace. Risque d’avalanche dans la partie terminale.
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Highway of Diamonds : ouverte en 1983, cette arête se termine sur le plateau entre le sommet nord et le sommet sud.
Approche :
 identique à l’arête ouest jusqu’au glacier du Herron puis suivre la branche sud-est jusqu’à un col qui permet de rejoindre le glacier Foraker 
Difficultés :
quelques passages verticaux en glace.

Les voies de la face est : plus facile d’accès que la face nord, la dépose se fait sur le glacier Kahiltna.

- l’arête sud est : ouverte en 1963
Approche :
 0,3 km depuis la banche sud ouest du glacier Kahiltna 
Difficultés :
corniches, risque d’avalanches.
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l’arête nord est : première en 1966
Approche :
 1,8 km depuis la banche sud ouest du glacier Kahiltna 
Difficultés :
corniches, quelques crevasses, exposée à tous les vents.
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Pink panther ouverte en 1984. Cette voie rejoint l’arête sud est. Un enchaînement de goulottes et de sections rocheuses.
Approche :
 2,5 km depuis la banche sud ouest du glacier Kahiltna
Difficultés :
quelques murs verticaux en glace. Passages de rocher. Exposé aux chutes de séracs.
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Voie Czech ouverte en 1986, elle est située juste à droite de Pink panther.
Approche :
 identique à Pink Panther
Difficultés :
exposé aux chutes de séracs

Les voies de la face sud

- L’arête Talkeetna rejoint l’immense arête française sur la fin. Très élégante et rarement grimpée, les plus grandes difficultés sont liées aux corniches. Première en juillet 1968.
Approche :
  4 km depuis la dépose sur la branche sud-ouest (South-west Fork) du glacier Kahiltna.
Difficultés :
quelques passages de granit, corniches difficiles et dangereuses.
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L’arête française : un gros challenge des années 70, réussi par les français en 1976 après plusieurs tentatives. C’est sûrement l’arête la plus spectaculaire et la plus complète en termes de difficultés sur ce sommet.
Approche :
 600 m depuis la dépose sur la « South-west Fork » du glacier Kahiltna.
Difficultés :
longueur, corniches impressionnantes, passages de rocher.
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L’éperon infini situé entre l’arête Talkeetna et l’arête française. Il a souvent été comparé pour sa beauté à l’arête Cassin au Denali. La voie rejoint l’arête française sur la fin. Première en juillet 1977.
Approche :
 accès long : 4 km depuis la dépose de la « South-west Fork » du glacier Kahiltna.
Difficultés :
escalade rocheuse pour le premier tiers, puis glace verticale sur plusieurs longueurs.
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L’arête sud-ouest, plus de 7 km de développée, un itinéraire au cheminement complexe : couloirs, arêtes, traversées de plateaux et de nombreuses montées et descentes. Première en juin 1977.
Approche :
 3 km depuis le glacier Yetna (dépose en avion).
Difficultés :
longueur, engagement.

Alaska

 

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