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Expédition
- Autorisation
Si les
conflits inter-ethniques sont souvent invoqués pour refuser ou limiter les
autorisations, comme au Cachemire, la volonté de certains gouvernements est
également de cacher les zones non maîtrisées.
D’autres pays ont fait le choix d’interdire complètement les expéditions :
c’est le cas du Bouthan. Est-ce par souci de préserver leur culture, leur
religion, leurs populations ? Pourtant, des permis de trekking sont accordés
pour des sommes plus qu’exorbitantes...
En regardant
la conquête de l’Himalaya, on peut s’étonner que ce qui fut dans les années
50 une capacité et une frénésie à négocier une première sur un 8000 (une
autorisation seulement était délivrée par sommet chaque année), soit devenu
dans les années 80 une course aux sponsors pour payer les royalties. De nos
jours, le désintérêt des sponsors oblige à financer par soi-même, d’où
le peu d’amateurs français qui achètent des autorisations sur des très
hauts sommets. Seuls les professionnels, guides et agences, continuent à
alimenter ce processus.
Les
régions du Monde soumises à autorisation
-
Certains sommets d’Afrique (Mt Kenya, Kilimandjaro…),
- Pakistan,
Inde, Népal, Chine, Tibet,
- Pamir
: Kirghizie, Kazakhstan, Ouzbékistan,
-
Birmanie (une seule autorisation à été délivré),
- Amérique
du Sud : Aconcagua (seul sommet payant : son prix de 200$ augmente de
30% en moyenne chaque année)
Pour beaucoup d’autres pays, il
est nécessaire de s’acquitter d’une taxe payable sur place sans formalité
préalable, souvent justifiée par la présence d’un parc naturel ou d’une
association de développement.
Comment acheter
ces autorisations
Chaque pays a
sa propre législation concernant la délivrance d’un permis d’ascension. La
bibliothèque de l’ENSA, la FFME et le CAF connaissent les organismes à
contacter (le plus souvent le ministère du tourisme).
Les agences locales proposent de prendre en charge la partie administrative, ce
qui évite beaucoup de tracas.
Certains pays comme le Pakistan et l’Inde demandent un agrément de notre fédération
d’alpinisme (le CAF ou la FFME). Cette lettre n’est plus nécessaire pour le
Népal à partir du printemps 2002.
Demande d’agrément téléchargeable sur www.ffme.fr
Les
Prix
La liste des
prix des autorisations par pays est disponible sur le WEB.
Les prix varient de 90 $/pers pour un sommet de trekking à 10000 $/pers pour
l’Everest.
Qui
dit autorisation dit Officier de Liaison
Un Officier de
Liaison est un agent du gouvernement nommé par le ministère du tourisme. Son rôle
officiel est de faciliter les démarches, les relations avec les locaux. Mais il
est surtout là pour contrôler que l’expédition gravit le sommet autorisé
par la voie demandée.
La réalité
est souvent très éloignée. Les OL n’ont souvent aucune expérience de la
marche et encore moins de la haute montagne. Il est rare de les voir marcher
jusqu'au au camp de base. Leur rôle de logistique n’a plus lieu d’être car
l’agence locale nomme des personnes plus expérimentées (Sirdar au Népal).
Si l’OL a réussi à aller jusqu’au camp de base, il cherchera à négocier
un bakchich pour toute dérive de l’itinéraire prévu. On a vu un OL dénoncer
une expé qui avait acheté une autorisation pour la face Nord d’un sommet et
avait été obligée de passer versant Ouest pour les derniers 50 mètres. On a
vu aussi un OL dénoncer une expé car elle avait proposé à un aide cuisinier
de gravir le sommet. Une phrase mal placée devant l’OL peut vite se
transformer en galère administrative.
En résumé, vous pouvez tomber sur un OL intègre mais c’est rare. Dans le
doute, préférer une attitude suspicieuse.
Son coût :
il varie selon les pays. Au Népal : entre 1000 et 3000 $, incluant le
salaire et l’équipement (payable même s’il ne l’achète pas). Cette
somme représente pour lui plus d’un an de salaire...
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