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Expédition Garhwal GarhwalUn aspect culturel exceptionnel : Les hautes vallées du Garhwal représentent parmi les lieux les plus sacrés au monde pour les fidèles hindous avec le mont Kailas au Tibet et la grotte glacée d’Amarnath au Cachemire. Gangotri, Badrinath, Yamnotri ou encore Kedarnath accueillent chaque année des dizaines de milliers de pèlerins venus de tout le sous-continent Indien. Les sources du Gange, à plus de 4000 mètres d’altitude, sont accessibles facilement de Gangotri en deux journées de marche. Elles représentent un lieu de méditation privilégié pour les Sâdhus, un endroit à visiter au moins une fois dans sa vie pour tout pèlerin… Large d’une dizaine de mètres
quand il s’échappe du glacier de Gangotri, le Gange se jette après 3000
kilomètres à travers l’Inde dans le golf du Bengale avec plusieurs bras,
dont l’un dépasse 40 kilomètres ! Tout au long de sa course, ce fleuve
sacré est regardé avec vénération par des centaines de millions d’Hindous.
Se baigner dans ses eaux est synonyme de purification, tout hindou désire que
ses cendres soit confiées aux eaux du fleuve au moment du trépas… L’himalayisme dans le Garhwal : L’exploration du Garhwal débute à la fin du 19ième siècle dans le cadre de la cartographie de la chaîne Himalayenne (Survey of India). En 1907, une expédition menée par T.Longstaff atteint le sommet du Trisul (7120 mètres), premier 7000 gravi. Il explore ensuite le massif du Kamet par le glacier Est du Kamet mais juge l’accès trop dangereux. Le Kamet est gravi en 1931 par une expédition menée par F.Smythe, la Nanda Devi, cinq années plus tard par Noël Odell et Bill Tilman. Entre 1962 et 1976, les problèmes de frontières opposant l’Inde à la Chine rendent le Garhwal interdit aux étrangers. Nouvel essor des expéditions Indiennes et Britanniques par la suite : on note l’ouverture d’itinéraires très techniques sur des sommets comme le Shivling et le Changabang. De nos jours, la région est très
fréquentée du fait d’un accès facile qui permet de limiter les coûts
d’organisation et de la variété des objectifs : trekkings, trekkings
engagés de haute altitude, sommets faciles à très techniques, grands murs
granitiques, haute altitude… Une
expé dans le Garhwal : Accès : On atteint
Gangotri en trois jours depuis Delhi Période : Permis : Pour de plus amples
informations, se reporter au « Montagnes Magazine n° 251 » Un
ouvrage de référence : Les
trekkings avec ascension de sommet ou passage de cols élevés : - A l’extrême ouest du Garhwal : trekking autour du massif du Bandarpunch ·
De Harsil à Yamunotri : ·
De Yamunotri à Sukki en passant par Sonapra Top et Bamsaru Khal (4780m) De Gangotri à Kedernath : trek souvent parcouru par les pèlerins en passant par les villages de Malla, Ghutu et Panwalikanta mais il existe un chemin plus direct entre ces 2 hauts lieux de pèlerinage. Trek technique avec de nombreux passages d’alpinisme. · De Gangotri au col Auden : le col est situé sur l’arête séparant le glacier Rudugaira et Khatling. Remonter la vallée Rudugaira jusqu’au camp de base des sommets Gangotri (4500m). Remonter au camp avancé du Gangatri III (4850m) par les moraines latérales du glacier. De là, rejoindre le col. Descendre dans un couloir raide jusqu’au glacier de Khatling. Descente dans la vallée de Bhilaganga (glacier crevassée). De là, on peut rejoindre Ghuttu en 2 jours. ·
Du Glacier Khatling à Kedernath : rejoindre le lac de Masar Tal
situé sur la gauche du glacier latéral de Dudhganga. Passer à un col situé
juste à côté du Masar peak, suivre le glacier par la gauche et rejoindre le
col situé entre le glacier Dudhganga et la partie supérieure de la vallée
Mandakini. Descente sur Kedernath. De Gangotri à
Badrinath par le Khalindi Khal Suite à leur succès sur le
Kamet en 1931, les membres de l’expédition poursuivent leur aventure en
explorant les glaciers de la vallée Arwa. Trois années plus tard, Eric Shipton
revient à Badrinath pour continuer son exploration de la région. A cette
occasion, il traverse jusqu’à Gaumukh par le Khalindi Khal (5947 mètres). Ce trek nécessite une excellente forme physique, l’acceptation de certains risques liés à l’isolement et à l’altitude et la maîtrise des techniques de sécurité et de progression sur glaciers (nombreuses crevasses). On atteint le sanctuaire de Gangotri (3048 m) à la fin de la route qui monte vers les Sources du Gange en deux ou trois jours de voyage depuis Delhi. L’itinéraire peut être le
suivant en ajoutant des jours de repos pour l’acclimatation. J1 : Gangotri –
Bhojibash (3800 m) J2 : Bhojibash –
Nandavan (4340 m) J3 :
Nandavan – lac Vasuki (4950 m) J4 : Lac Vasuki –
glacier Suralaya (5200 m) J5 : Glacier Suralaya – glacier Seta J6 :
Pic Avalanche – Khalindi Khal (5400 m) J7 : Khalindi Khal – camp 4900 m J8 : camp 4900 m – Gastoli J9 : Gastoli – Badrinath Ascensions dans le Garhwal Gangotri, la région des 6000 très techniques : Depuis la création du parc national de la Nanda Devi
et la fermeture du Sanctuaire, la région de Gangotri a vu sa popularité
augmenter considérablement. Les accès sont souvent faciles et rapides, rendant
le coût de l’expédition beaucoup moins élevé que certains autres pays de
l’Himalaya. De nombreux sommets de 6000m sont de vrais sommets
d’expédition engagés et représentent à eux seuls le but d’un voyage.
Certaines faces ont même été considérées comme les faces les plus
techniques de l’Himalaya : face ouest du Bhagirathi III, face N-O du
Thalay Sagar… Associer un sommet à un trekking avec une des
grandes traversées de col peu être possible mais suppose suffisamment de temps
pour la partie ascension. De plus il est fréquent que les cols ne soient plus
franchissables pour les porteurs ou animaux de bats suite à des chutes de
neige. Dans la région de Gangotri six vallées glaciaires donnent accès aux glaciers d’approche des principaux sommets : Jaonli, Rudugaira, Kedar, Gangotri, Chaturangi et Raktvarn. Entre ces principaux sommets il existe un grand nombre de sommets ou antécimes intéressants parfois vierges. ·
Les vallées de Joanli et Rudugaira :
- Les 3 sommets du Jogin ont été gravis en 1983 par l’Est depuis la vallée
supérieure de Kedar. Le Jogin I et III peuvent être atteints depuis le même
camp à 5700m.
- Manda I (6510m) :
Première ascension en 1981 depuis le glacier du même nom (face N-E) en 2
camps. Couloir raide et arête de neige. Risque de chutes de pierres.
- Meru Sud (6660m) : accès par le glacier Kirti.
Première ascension en 1980 par l’arête sud est. Couloir de glace, rocher et
arête de neige.
- Kedar Dôme : la face ouest est une des faces
les plus gravies du Garhwal du fait de sa facilité. Lors de la première
ascension (1933) les alpinistes continuèrent en direction du Kedernath. La face
Est, depuis le glacier de Ghanohim est technique et rocheuse. Plus à l’Est et avant le
cirque du Chaukhamba, on trouve les sommets sauvages et techniques du Sumeru
Parbat (6331m) avec 1300m de face sud rocheuse et du Kharchakund (6612m).
- Bhagirathi I (6856m) : Première ascension en
1980 en 2 camps, par le col situé entre le sommet et la pointe 6477m puis
l’arête sud est. Le glacier menant au col est particulièrement dangereux.
Superbe ascension de l’arête ouest en 1983. A noter quelques sommets encore
vierges au sud du Bhagirathi I (6225m et 6193m) · Dans la vallée de Chaturangi : une vallée située derrière les Bhagirathi regroupant un grand nombre de sommets techniques et peu visités :
· Depuis la vallée de Raktvarn : vallée menant au Sri Kailas. Longue approche sur glacier. 1ère ascension en 1938 en 3 camps par le col situé au pied de l’arête ouest puis par celle là. D’autres vallées non loin de Gangotri et au Nord du massif sont intéressantes : Vallées de Thelu, Swetarn avec le Sudarshan Parbat (6507m - 1ère ascension par l’arête Est en 1981 depuis la vallée de Thelu), le Swetarn (6340m - 3 arêtes, sud ouest et nord. 1ère ascension par l’arête Est en 1981), le Saife (616m – 1ère ascension par la face ouest en 1978), le Twins (6565m), le Matri (6721m), le Chrisbas Parbat (6529m). Quelques sommets de
plus de 7000 mètres : ·
La Nanda Devi (7816 mètres) Comment parler du Garhwal sans
évoquer la Nanda Devi (7816m). Sommet sacré dans la culture Hindouiste, la
Nanda Devi (déesse Nanda) doit son nom à la princesse Nanda. Fille d’un roi
de la province de Kumaon, une guerre éclata suite au refus de se marier avec un
prince de Rohilla. Les armées de son père vaincues, elle se réfugia au sommet
de la montagne qui porte son nom. Aujourd’hui le sommet principal de la
Nanda Devi est interdit aux Expéditions. Même l’accès au pied par le
sanctuaire a été fermé aux trekkeurs. En revanche il est possible de faire un
trekking dans la partie Est entre les vallées de Lawan, Pachu. Point culminant du Garhwal
central et troisième sommet indien derrière le Kangchenjunga et la Nanda Devi.
Son nom provient de « Kang-Med », « glacier flamboyant »
en Tibétain du fait qu’il capte les premiers et les derniers rayons du soleil
qui illuminent son sommet glacé comme une énorme masse enflammée. Il est situé proche de la frontière Tibétaine, séparé de son voisin l’Abi Gamin (7355 mètres) par le Col Meade (7138 mètres). Cet obélisque géant présente trois faces abruptes : la face Est, s’élève de 1800 mètres au-dessus du glacier Est, la face Sud, haute de 2100 mètres, surplombe la branche gauche du glacier Ouest du Kamet et la face Nord-Ouest s’étend entre l’Abi Gamin et le Kamet. La voie normale remonte le
glacier Est pour rejoindre le col Meade puis suit l’arête nord-est jusqu’au
sommet. Peu visible depuis les vallées indiennes, son exploration commence au milieu du 19ième siècle à partir du Tibet. En 1855, une expédition atteind l’altitude record de 6875 mètres sur les pentes de l’Abi Gamin. Dans le cadre de la cartographie des régions montagneuses, les vallées indiennes menant au Kamet sont explorées à la fin du du 19ième siècle. En 1907, une expédition menée par T.Longstaff remonte le glacier Est du Kamet en direction du col Meade. L’accès est alors jugé trop dangereux. En 1911, une expédition approche le Kamet en remontant le glacier Ouest puis atteind l’altitude de 6559 mètres sur l’arête reliant le Mukut Parbat au Kamet. L’expédition doit renoncer en raison de problèmes avec ses porteurs et des risques d’avalanche. L’année suivante, une expédition menée par Meade suit le même itinéraire et atteind l’altitude de 7000 mètres. Elle renonce à son tour en raison de la difficulté de la suite de l’itinéraire. Meade ne voyant pas d’accès facile par ce versant, retourne en 1913 sur le versant Est et remonte le glacier Est qui s’avère moins dangereux que Longstaff ne l’avait décrit. Surmontant des pentes raides d’abord rocheuses puis en neige et glace, l’expédition atteind le col séparant l’Abi Gamin du Kamet : il portera alors le nom de Col Meade (7138 mètres). En raison de problèmes d’acclimatation, l’expédition doit abandonner… mais la route vers le sommet est désormais ouverte. En 1931, l’expédition menée
par F.Smythe est préparée avec soin. Elle place son camp de base à 4300 mètres
d’altitude et atteind le sommet en suivant l’itinéraire découvert par
Meade douze jours plus tard ! Parmi les membres, figure Eric Shipton. A
noter qu’un des membres de l’expédition utilise des skis à la montée
comme à la descente entre 6700 et 7100 mètres et descend de 6300 mètres
jusqu’au camp de base… Le Kamet reste un sommet très
peu fréquenté et compte, à ce jour, peu d’ascension. La plupart d’entres
elles, Indiennes, ont gravi la voie normale. Les difficultés sont d’abord
neigeuses dans un couloir vers 6000 mètres puis mixtes entre 6300 et 6700 mètres.
L’itinéraire, moins technique pour rejoindre le col Meade, est ensuite
crevassé. A noter une expédition Indo-Française sur l’arête Ouest en septembre 1985, menée, côté Français par JC. Marmier (GMHM). Accès difficile par le glacier Ouest et itinéraire très technique. Camp de base placé à 5300 mètres,
camp de base avancé vers 5600 mètres à 15 minutes seulement du début des
difficultés. L’itinéraire gravit la paroi Sud de l’arête Ouest pour la
rejoindre vers 7000 mètres (camp 1, 3500 mètres de cordes fixes utilisées).
Bivouac à 7300 mètres sur l’arête avant de gravir le sommet. Des
premières reste à faire sur ce haut sommet… De l’avis de JC. Marmier, un
itinéraire logique de grande ampleur (glace et mixte) pourrait être ouvert sur
la face Sud. Le pilier bordant la face Sud sur son côté droit, d’accès plus
facile, est également un objectif du même ordre. ·
L’Abi Gamin (7355 mètres) Troisième
sommet du Garhwal. Situé juste à coté du Kamet.1ère
ascension en 1950 depuis le glacier de Mangang. L’itinéraire devenu classique
passe par le col Meade, camp 3 de la voie d’origine du Kamet. ·
Le Chaukhamba I (7138 mètres) et le Chaukhamba II (7068 mètres) Ils sont situés au fond du
glacier de Gangotri. La 1ère ascension du I en 1938 a été faite
par l’arête Nord Ouest depuis le col Meade à 6053m. L’itinéraire passe
par une antécime à 6763m. A noter une très belle réussite sur le Chaukhamba
II par Christian Tromsdorff, Patrick Wagnon, Yannick Grazziani et Greg Sauget en
2002 par le couloir à droite du pilier. ·
Le Satophan (7015 mètres) Il est situé derrière les
sommets du Bhagirati. Pour y accéder on remonte depuis Gangotri la rivière
Bhagirati pour aller prendre pied dans la vallée de Chaturangi puis par le
glacier de Suralaya. De forme trapézoïdale il a été descendu en ski. La 1ère
remonte à 1947 par l'expédition suisse
d'André Roch. Mais aussi dans la région du Kamet on trouve le Mana (7272m) au Sud, le Mukut Parbat I (7242m) et II (7130m) au nord Ouest. Non loin de la Nanda Devi mais d’approche différente on trouve le Trisul (7120m) ainsi que Dunagiri. |
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