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1 Les grand massifs et
leurs accès :
Le
Karakorum :
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Baltoro Mustagh, :
c’est la région des 8000 m (K2, Broad Peak,
Gasherbrum I et II), mais aussi
des Tours de Trango, du Masherbrun pour les plus connus... et du
K6 (7282 m),K7 (6934 m), Mitre Peak (6010 m) Trinity Peak (6614 m) pour
les moins connus. La région la plus fréquentée de part la renommée des
sommets et des treks. Accès en bus ou en avion jusqu’à Skardu puis en jeep
jusqu’un peu avant Askole ou dans la vallée d’Hushe. Entre 6 et 10 jours de
marche d’approche.
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Glacier du Biafo : les Latoks I, II, III, le Baintha Brakk (« l’ogre »)
et tous les piliers de granit rouge vierge bordant les glaciers comme celui du
Uzum Brakk. Quelques sommets aussi à skier entre 5500 et 6200 m. Même accès
jusqu’à Askole que pour le Baltoro. Entre 3
et 8 jours de marche d’approche.
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Glacier d’Hispar :
par ce glacier on accède au nombreux sommets difficiles de plus de 7000 m comme
le Distaghil Shar (7885m), le Kunyang Chhish (7852 m), le Trivor…Accès
depuis la KKH (Karakorum High Way). Une
très belle traversée en autonomie complète en ski de randonnée hivernale est
possible entre les glaciers du Biafo et d’Hispar.
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Le pays Hunza :
Très facile d’accès et d’organisation : Rakaposhi, Spantik, Ultar,
Babuli Peak,, et des milliers d’autres sommets situés à quelques heures ou
journées de marche de la KKH. Un potentiel énorme de premières sur des faces
ou piliers vierges difficiles. Entre 2
heures et 2 à 3 jours de marche d’approche.
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Shimshall :
situé à la frontière avec la province du Xinxiang en Chine, cette vallée est
bordée d’un coté par les plus grandes et difficiles faces de l’Himalaya (Kanjut
Shar (7760m), Distaghil Shar (7885m), Yumaru Shar (7330m), Trivor (7728m),
Yuksin Gardan Shar (7530m)), qui n’ont pas bénéficié du label dernier problème
Himalayen et pourtant bon nombre d’expés se sont cassées les dents sur ces
faces souvent encore vierges. De l’autre coté cette vallée est bordée par
des sommets à reliefs plus doux aux altitudes ne dépassant pas les 6500 m.
Bref une région où la moisson d’exploration comme de premières reste à
faire sur d’immenses faces comme sur de plus petits sommets. Accès depuis
Passu sur la KKH. Entre
3 et 8 jours de marche
d’approche.
-
Batura et du nord pays Hunza :
situé à la frontière avec la province du Xinxiang en Chine mais rive droite
de la rivière Hunza, ce massif fait la jonction entre le Karakorum et l’Indu
Raj. Les premiers sommets comme le Passu Peak (7284m), sont assez proches en
distance de la KKH. En revanche dès que l’on s’enfonce plus sur le glacier
du Batura (50 km de long) on découvre la Kampire
Dior (7143m) juste avant le glacier du Karambar. En remontant sur le nord on
peut faire la jonction avec le glacier du Yashuk Yaz et de ces montagnes et
piliers environnants.
L’Indu Raj : situé
entre la chaîne du Karakorum et celle
de l'Hindu Kuch, c'est un magnifique massif aux nombreux sommets de plus 6000
non encore gravis. Ses glaciers se déroulent
comme des langues de pierre sur plusieurs dizaines de kilomètres. L’accès
peut y être rapide comme très long. Les montées et descentes de moraines
peuvent paraître parfois interminables. Entre 2 et 10/12 jours
de marche d’approche.
Le
Nord du Penjab : en
remontant la vallée de l’Indus, à quelques heures de marche de la KKH, on
trouve le massif du Nanga Parbat (8125 m), avec le Mazeno Peak (7100 m)
et ses nombreux piliers rouges de granit, le Rakhiot Peak (7074 m). Facile
d’accès et une logistique simple pour accéder au pied des faces.
L’Hindu Kush situé au
Nord et à l’Est de Chitral :
Puissante chaîne de montagnes de
600 km de longueur à cheval entre le Pakistan et l’Afghanistan. Le réservoir
d’eau des profondes et arides vallées de l’Afghanistan. L’accès y est
long et pénible depuis Peshawar. Le Tirich Mir (7690m), point culminant, gravi
pour la première fois par des Norvégiens en 1950 représente un très bel
objectif. De nombreux sommets avoisinants de moindre altitude comme l’Irg Zom
(6875 m) sont fabuleux. Un potentiel de premières et d’exploration
impressionnant.
2 Une moisson de premières
à faire :
Ce n’est pas un pays où les
sommets sont faciles. A part quelques rares exceptions, les sommets présentent
tous des faces impressionnantes de complexité. Voici quelques exemples de
sommets connus ou non et leurs faces restant encore à explorer (cette
liste est loin d’être exhaustive !!!) :
Des tours de rochers :
tous les piliers bordant le glacier Uzum Brakk (entre 5000 et 6500 m), les
piliers ouest de l’Hachindar Kish (6800 m)...
Des grandes faces mixtes :
face nord ouest du Baintha Brakk (7285 m - depuis le Snow Lake), la face nord du
Yukshin Gardan Shar (7530 m), La face nord ouest du Kanjut (7760 m), la superbe
face sud du Pumari Chhish (7350 m), la face nord du Trivor (7728 m), la face
nord de l’Istor-o-Nal est (7276 m)…
Des 6000 techniques : Shimshall
White Horn (6300 m), face sud est du Buni Zom (6550 m – dans l’Indu Kouch),
les goulottes de la face nord est du Marble Peak (6250 m - à coté de Concardia),
Lukpe Brakk ( 6028 m - à coté du Baintha Brakk)…
Des 6000 plus abordables :
Virjerab Peak 2 et 3 (6650 m - à l’est de Shimshall), la face nord du
Gama Skha Lumbu (6282 m - au dessus du glacier du Biafo)…
3 L’organisation
3.1 Formalités et autorisation
Passeport
valide 6 mois après la date de retour. Visa
obligatoire. Il ne peut pas être délivré à l'arrivée dans le pays. Au-delà
d'un mois, il est nécessaire d'obtenir auprès des services de police, un «resident
permit» et, à chaque sortie, un «exit permit».
Les autorisations peuvent être obtenues auprès du ministère ou de
l'ambassade du Pakistan en France. Il faut prévoir l'ascension plus d'un an à
l'avance et régler les droits d'accès. Une lettre d’agrément de la FFME ou
du CAF est demandée.
Site web du ministère du tourisme :
http://www.tourism.gov.pk/
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Royalties
(en $, 2002)
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taxe pour
un groupe de 7
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taxe par
personne en plus
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K2 8611m
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$12,000
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$3,000
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8001-8500m
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$9,500
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$3000
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7501-8000m
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$4,000
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$1000
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7001-7500m
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$2,500
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$500
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6000-7000m
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$1,500
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$300
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Il
n'y a pas de nombre maximum de participants.
Les sommets de moins de 6000 m sont libres d'accès et de droit à moins
qu'ils ne soient près de la frontière indienne où un permis de trekking et un
officier liaison sont nécessaires.
Les 50% de réduction sur les autorisations accordés en 2002 du fait de l’année
internationale de la montagne seront reconduis en 2003.
Comme pour toute expé il est important de faire tous les efforts possibles pour
ne pas polluer (y compris de la part des porteurs). Une caution de 1000 $ est
demandée, puis restituée sur l’accord de l’OL si les déchets ont été
redescendus. Certains OL sont cependant peu scrupuleux et prêts à enterrer
verre, plastique, aluminium pourvu que cela ne se voit pas.
Les secours : afin que l’hélico
puisse décoller en cas de problème grave, il est nécessaire de déposer la
somme de 6000 $ auprès de la compagnie Askari Aviation. Contrairement au Népal,
il est rare que les agences fournissent ce service. La FFME propose une caution
bancaire à l’ambassade de France à Islamabad à condition d’avoir souscrit
une assurance en France sur cette somme.
3.2 l’Officier de Liaison (OL)
Comme au Népal chaque expédition
a un officier de liaison. Son rôle officiel est de faciliter les démarches,
les relations avec les locaux. Mais il est surtout là pour contrôler que
l’expédition grimpe le sommet autorisé par la voie demandée. Suivant les
textes il peut demander à grimper avec l’expé dans les camps d’altitude
(rare). En théorie vous devrez lui fournir le même équipement que vous de la
tête aux pieds.
De bonnes relations entre le chef
d'expé et l’OL peuvent éviter beaucoup de galères (négociation avec les
porteurs, les transports…).
3.3 La logistique
Vous trouverez une liste
d’agences sur le site du ministère du tourisme :
http://www.tourism.gov.pk
Elles peuvent vous fournir les mêmes
prestations qu’au Népal :
-
programme détaillé de la marche d’approche,
-
organisation des transferts aéroport – hôtel à Islamabad ainsi que
de tous les déplacements dans le pays (avion, bus),
-
réservation des hôtels,
-
aide aux démarches administratives,
-
logistique pendant la marche d’approche (porteurs et leur équipement,
nourriture, tentes…),
-
sherpas d’altitude et leur équipement,
-
assurance de tous les porteurs et de l’OL.
Contrairement à d’autres pays il est tout à fait possible d’organiser une
bonne partie de la logistique par soi même. Le coût en est diminué.
Cette option est possible pour une expé très légère ne nécessitant pas
beaucoup de porteurs, ni une marche d’approche trop longue (moins d’une
semaine).
La législation pakistanaise
impose ceci :
-
Pour un porteur engagé pour moins d’une semaine
: 50 % du salaire le jour de l’embauche, le reste en arrivant
au Camp de Base (CB),
-
Pour un porteur
engagé pour plus d’une semaine :
50 % du salaire le jour de l’embauche pour une semaine.
L'autre moitié payée à la fin de la 1ère semaine. Les payes suivantes seront
effectuées hebdomadairement. Un porteur
qui marche avec une expédition pendant plus de 7 jours aura droit, tous les 7
jours, à un jour de repos payé.
En résumé : sur des treks
ou approches longs avec passage de cols neigeux il est préférable d’avoir un
bon encadrement pour gérer parfois plus d’une centaine d’hommes et de
charges.
3.4 les difficultés
d’organisation liées au pays
-
Gérer soi même l’embauche et la paye des porteurs est possible mais nécessite
une bonne dose de patience et de connaissance des droits et devoirs des
porteurs. Se référer au site du ministère du tourisme.
-
Il est difficile de trouver du matériel de montagne à Islamabad.
-
Les relations amicales et de confiance sont souvent plus longues et
difficiles à établir qu’au Népal. En revanche elles sont durables.
-
Il est difficile de trouver de la nourriture variée et de type
occidentale pour le camp de base.
-
Les routes sont souvent bloquées par des intempéries. Ne pas le prendre
en compte c’est risquer de ne pas avoir assez de jours pour tenter le sommet
ou de rater son vol international au retour.
-
Le accès sur les glaciers comme au pied des faces peuvent prendre du
temps comme être difficiles voir impossibles. Pour un sommet d’exploration prévoir
du temps.
3.5 histoire vécue
Baintha-Brakk 1995 : Arrivés
à Skardu nous embauchons 65 porteurs. Ali le chef des porteurs connaissant bien
le camp de base (il faisait partie de l’expé Scott-Bonnington de 1977) nous
recommande d’acheter un fusil , contre les ours. Nous achetons un vieux
tromblon se chargeant par le canon, des balles faites à la main et de la
poudre. Le lendemain la crainte des ours se communique au cuisinier et à OL :
ils veulent un chien et des boites de conserve vides afin de ceinturer le CB
d’un fil sonore.
Plus tard, en traversant le
village d’Askole un porteur nous rappelle que traditionnellement, l’expé
achète une chèvre à sacrifier pour conjurer le sort en cas de mauvais temps.
Une petite chèvre rejoint notre ménagerie. Nous ne sommes que 2 grimpeurs et
nos finances fondent à vue d’œil.
2 jours plus tard, en plein milieu du glacier du Biafo, tous les porteurs posent
leurs charges. Ali nous informe qu ‘ils ne continuerons qu’avec
doublement des salaires. Je refuse et me mets dans une colère noire. Pas de
problème : ils savent que nous n ‘avons pas le choix. Nous payons.
Le lendemain, un porteur nain n’arrive pas à porter sa charge : nous le
délestons d’une partie. Le reste des porteurs de son village nous demande de
ne le payer que sur la base du poids qu’il a porté.
Arrivés au CB nous décidons de payer individuellement chaque porteur afin que
ce porteur nain touche le même salaire que les autres. Le chien attaché à
l’extérieur de la tente s’enfuie à Askole. Le fusil s’enraye au bout
d’une journée, et pour le comble le cuisinier quitte le CB au bout de 3 jours
avec l’OL pour cause de rage de dents. Nous resterons finalement que tous les
deux.
4
Bibliographies
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The Karakorum,
Monutains of Pakistan, Shiro Shirahata édition Ferezsons (pvt.)ltd. Un
livre de photo référence pour trouver des photos d’une face.
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