Après cette première nuit au camp 1, l’activité de la journée est laissée à
l’initiative de chacun : repos ou ski de randonnée ou randonnée glacière.
Ayant passé une bonne nuit et la fatigue de la veille étant oubliée, Pascal et
moi décidons de tenter l’ascension du Yébokangjat, un des objectifs de cette
expédition.
Deux sherpas nous accompagneront : Pemba Sherpa et Pemba Tenzing. A eux seuls
ils totalisent 16 ascensions de l’Everest. Excusez du peu !
A
9h. nous partons à l’assaut du Yébokangjat. Il fait grand beau et le vent est
nul.
Petit à petit les mécaniques se dérouillent et c’est d’un bon pas que nous
attaquons les premières pentes. Au fur et à mesure que nous prenons de
l’altitude le spectacle gagne en beauté. C’est grandiose !
Après quatre heures d’efforts le pente se redresse (environ 35 degrés) et nous
franchissons les deux antécimes du Yébokangjat. Enfin à 14h. nous atteignons le
sommet du Yébokangjat. Nous sommes à 7068 mètres.
L’émotion est intense, quelques larmes de joie perlent sur les joues. Pour
Pascal c’est son premier 7000 et je suis aussi ému que lui. La satisfaction des
sherpas et la mienne c’est d’avoir accompagné Pascal jusqu’à la réalisation de
son rêve.
Quelques photos pour immortaliser l’instant et il nous faut songer à descendre.
La
descente sera rapide puisqu’en une heure nous sommes de retour au camp 1.
Une journée de six heures d’efforts à plus de 6500 mètres d'altitude, mais quel
bonheur !
Jean-Marie

Pascal, Pemba et Jean-Marie au sommet du Yebo

Pascal, Pemba Tenzing et Jean-Marie au sommet du Yebo
Alors que Pascal, Jean-Marie, Pemba & Pemba réussissent le
Yebo, Fino, Fred et Ludo montent à 6850m à ski sur le versant nord du Yebo
Après avoir porté nos ski depuis le camp de base, leur avoir fait traverser les
pénitents, tout ça jusqu'au Camp I, il nous tarde de les chausser et de pouvoir
goûter les joies du ski à cette altitude et rentabiliser cet effort.
Nous partons, donc avec Ludo et Fred par la combe nord est en direction du Yebo
ou nous comptons retrouver Pascal, Pemba et Jean-Marie au sommet. La
montée se passe presque sans effort pour Fred et moi jusqu'à ce que Ludo ait la
courtoisie de nous laisser le relayer faire la trace! Là on a de suite
compris ce que altitude et manque d'oxygène signifiait (au détriment de notre
vitesse de progression).
Nous serons obligé de nous arrêté à 6850m à cause de plaques à vent.
Le début de la descente se fera sur une neige inégale que nos chaussures d'expé
et le manque d'oxygène rendront difficile à négocier.
La fin sera beaucoup plus agréable, et ces quelques centaines de mètres de ski
dans ce cadre de rêve valaient à elles seules les heures de portages ... Bref un
souvenir inoubliable pour les amateurs de ski que nous sommes.
Fino.

Fino vers 6800 sur les pentes du Yebo
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