
Le Yebo et le camp 1
Jeudi 24, 7 heures du matin, l'heure du départ
pour tenter de gravir le sommet du Yebo est arrivée. Après avoir jeté un coup
d'œil en dehors de la tente et avoir apprécié la formidable beauté du paysage,
il est temps de quitter le duvet et de s'équiper pour partir affronter la
dernière montée.
Tout de suite, je suis dans les difficultés et
la pente qui paraissait assez douce vu du camp 1 semble maintenant beaucoup plus
redoutable.
Pourtant avec l'aide et les encouragements de
Fabrice et Ludo, le sommet semble se rapprocher tout doucement. Vers 13 heures,
il reste une dernière pente à gravir. Celle-ci va se révéler redoutable pour
moi. Mètres après mètres, et toujours avec les précieux encouragements de Ludo,
je finis par arriver au sommet du Yebo complètement « lessivé » mais tellement
heureux. C'est magnifique, le spectacle est extraordinaire. Pourtant une
surprise m'attend : nous ne sommes pas encore au sommet principal, il reste
encore une bonne centaine de mètres à parcourir pour toucher au but. Encore une
dizaine de minutes, et cette fois ci, je suis vraiment au sommet avec mon
camarade Pierrick et les guides Fabrice et Ludo : émotion, embrassades, pleurs,
il m'est impossible de décrire ce que l'on peut ressentir dans ce moment : peut
être plus tard avec un peu de recul.
Pour l'instant nous profitons tous d'instants
de bonheur en faisant une magnifique séance de photos et en savourant un
exceptionnel panorama.
Un super grand et sincère merci à Ludo, sans
qui le débutant que je suis n'aurait jamais réussi ce défi.
A plus tard pour un récit plus complet de mon
extraordinaire aventure. De 0 a 7000 mètres...
Jean-Philippe

Au sommet du Yebo, en arrière plan le Shisha

Vue sur les hauts plateaux tibétains depuis 7000 mètres...

Pierrick, Fabrice, Jean-Phi et Ludo
Luc et Bruno décident de profiter de la météo et de leur super
forme pour réaliser l'ascension du Yebo en guise d'acclimatation pour le camp 2.
Ils battent à cette occasion leur record d'altitude...

Luc et Bruno au sommet du Yebo
|