Comment se
passer à bord d’un dictionnaire, d’un quid ? Cette question je la pose à
l’armateur de Podorange qui n’a pas jugé utile d’inclure, dans la
bibliothèque de bord, pourtant bien pourvue en récits d’aventures de
mer, en guides et cartes, en romans divers et avariés (comme dirait San
Antonio, bien représenté parmi les auteurs célèbres), afin qu’il
envisage l’acquisition de ces deux ouvrages qui, à défaut de disposer de
Google, permet de mettre fin à des discussions qui n’en finissent jamais
si l’on ne dispose pas d’un juge de paix incontestable !
En attendant l’arrivée
sûrement prochaine de ces deux ouvrages, nous avons tenté de composer hier soir,
à la demande des marins du bord, la liste des ouvrages de montagne donnant de
celle-ci une vision épique et initiatique. On sera peut être étonné d’y trouver
en premier « Le Port de la Mer de Glace », puis suivent les grands classiques
tels que les récits de Lachenal, Terray, Rebuffat, ainsi bien entendu que les
romans de Frison Roche, puis plus récemment les récits de Krakauer, Messner…
Malgré un temps toujours
médiocre, nous avons tenté une sortie et avons eu raison de vaincre nos
réticentes. Non que nous avons pu profiter, du haut du Mt Demaria, modeste
sommet culminant à 638 m, d’une vue sûrement magnifique, nous ne parvenions pas
même a voir le bout de nos spatules, mais il s’est agi de monter un couloir bien
pentu qui a mis à l’épreuve nos techniques, chacun ayant la sienne, des
conversions.
Retour à notre point de
débarquement deux heures plus tard, après une descente excellente mais toujours
sans visibilité. Podorange nous attendait dans la baie de Waddington qui s’était
ouverte pendant notre virée, les innombrables growlers qui l’obstruaient ayant
dérivé.
L’après midi a été
occupé à préparer les pulkas, cette fois-ci leur contenu tandis qu’hier il
s’agissait de les équiper des divers éléments permettant d’y arrimer tentes,
nourriture pour trois jours, duvets, etc. Aussi nous ne pourrons, pendant
quelques jours vous tenir au courant de nos faits et gestes, et serons de retour
le 24 janvier, prêts à envisager de repasser, en sens inverse, le redoutable
passage du Drake et d’aller tutoyer le Cap Horn.

Podorange cerné de toutes parts

On a vu le sommet mais on ne verra rien du sommet...

L'éclaircie de la descente

L'otarie du jour

Accueil à la base Ukrainienne Vernadsky

Philippe en plein effort avant le réconfort à l'ukrainienne
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